Lachamp-Raphaël Lachamp-Raphaël

Accueil / Histoire et Patrimoine / Histoire

Histoire

Une double histoire

L’Histoire de Lachamp-Raphaël est riche et longue de deux villages, deux sites géographiques, deux climats (influences méditerranéenne et montagnarde) et deux périodes géologiques volcaniques.

Le village actuel est composé d’un bourg situé à 1330 m d’altitude positionné sur la route des Estives reliant la Vallée du Rhône au Puy-en-Velay, et de fermes isolées : le Petit Bâtiment 1390 m, la Péruchelle 1383 m, la Grange de l’Hôtesse 1370 m, les Chabottes 1358 m, le Pré des Termes 1360 m, la Fialouse 1140 m.

Lachamp-Raphaël est à l’entrée du “plateau ardéchois”, séparant l’Ardèche en trois : au Nord l’Ardèche verte (bassin de l’Eyrieux), au sud l’Ardèche méditerranéenne (bassin de l’Ardèche) et à l’ouest le plateau ardéchois et les Monts d’Ardèche (bassin versant de la Loire).

L’histoire du village commencerait au pied du Rocher de Raphaël avec un menhir celte qui se situait vers la ferme de Combe ; la période celte de notre village serait reliée à l’oppidum de Lafarre, sur la commune de Saint-Andéol-de-Fourchades, avec un lien visuel direct entre le site du Rocher Raphaël et l’oppidum.

Le Rocher surveillait-il la vallée de la Dorne et le col de Mézilhac avant que les voies romaines du Champ de Mars reliant Privas à l’Auvergne n’existent ?

Au court des Vᵉ et VIᵉ siècles, une chapelle de l’évangélisation chrétienne est construite au pied du Rocher.
Au XIᵉ siècle, le Rocher Raphaël ou Rofoyer (du celte Rocher des Fayards) devient fief féodal dépendant du château de Fourchades, et un castrum médiéval est bâti sur le Rocher à 1307 m d’altitude, et au pied du Rocher, côté Est à 1280 m altitude, le village de Rofoyer composés de chaumières se construit bien à l’abri des vents.

Au XVIIᵉ siècle, le village déménage dans la Burle, sur la route des Estives reliant les vallées de la Drôme, du Rhône et de la Loire pour former le village actuel : la ferme de Thiallet est datée de 1640, l’église Saint Julien de 1665.

L’étymologie du village vient du celte et de l’occitan “La cham- Ro foyer” et signifie « le plateau basaltique du Rocher aux Fayards » :

La Cham : vient du celte « Kalm » qui a donné « Cham » en Occitan pour plateau formé par des coulées de laves basaltiques typique du Massif Central ; nous enseigne l’origine volcanique du 1er village du plateau ardéchois.

Ro Foyer : Ro pour roc ou rocher et Foyer en Occitan qui vient du celte « Fayard », l’arbre Hêtre (Fagus sylvatica) ;
le « Rocher aux Fayards »

La Géologie est issue des différents épisodes volcaniques de la formation du Massif Central ; nous nous trouvons en effet sur un plateau formé par les dépôts volcaniques et sur la plus longue coulée de lave d’Europe (20 km), cette coulée se terminant à Lalevade. Elle est une des plus jeunes (ou une des dernières !), elle s’est en effet formée entre -120 000 à -47 000 ans (à comparer avec la grotte Chauvet -35000 ans et au Mézenc -4 millions années).
Trois Sommets (les sucs) entourent le village : le Suc de l’Areilladou 1448 m (sources de la Besorgue, de la Volane et de la Bourges), le Suc de Montivernoux 1441 m et ses trois croix et le Rocher des Baux 1433 m et sa carrière de phonolites.

Venez donc découvrir l’histoire et la géologie de notre village grâce aux différents sentiers et curiosités.

Sources Émile ARNAUD “notices historiques”